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Ce sont de simples figurines de papier. Des petites marionnettes fragiles, dont
l’intensité se révèle à la lumière des bougies. Manipulées
à vue dans une ambiance feutrée, elles racontent avec subtilité la
vie de Louis Braille. Cet enfant exceptionnel, qui perdit la vue à 3 ans, inventa
l’alphabet pour les aveugles, alors qu’il n’était encore qu’un adolescent. A
destin peu ordinaire, spectacle hors du commun. Celui-çi nous entraîne
dans le monde méconnu des non-voyants. Sans pathos, mais avec justesse et humour,
la comédienne-manipulatrice touche le public au cœur. Avec trois fois rien,
elle nous amène très loin, et nous apprend à regarder l’avenir avec
sérénité et optimisme. Car les épreuves de la vie sont aussi
des tremplins, qui donnent toute leur saveur aux petits bonheurs quotidiens.
Le spectacle se présente sous une forme minimaliste, utilisant des matériaux
issus du monde des livres: papier, encre, crayons. La lumière elle-même
est manipulée sur scène.
créé, mis-en-scène par Patricia O’ Donovan
jeu: Lital Tyano
musique de Rachel Yatzkin
traduction de l'hébreu: Colette Elalouf
Photos: Alain Baczynsky
Ce spectacle est une production du TRAIN THEATRE ASSOCIATION et a reçu le soutien financier de la Fondation de Jérusalem.
La presse écrite
"Que faire et que dire, lorsqu'il vous faut écrire sur un spectacle
qui vous laisse sans voix ? Que dire de cinquante minutes de plaisir qui laissent
les enfants émerveillés et les adultes renversés ? Les mots portent
déjà atteinte à la magie du spectacle qui, fait de tous petits riens
laisse exploser l'imaginaire du spectateur et parler l'ineffable.
Dernières Nouvelles d’Alsace
“Attention spectacle culte ! Il s’agit d’un théâtre d’objets jubilatoire,
plein d’humour, de trouvailles, de justesse, de tendresse…qui permet aux enfants
de découvrir le monde des aveugles à travers le destin hors du commun de
Louis Braille.
www.theatre-enfants.com
"Pas de pathos dans cette histoire, mais de l'imagination, de la justesse et
de l'humour. L'épisode de la journée de classe de Louis Braille est un
chef d'oeuvre de drôlerie et d'invention."
La Marseillaise
"D'une histoire qui compte son lot de difficultés et de douleurs, elle
a éliminé tout pathos, toute compassion larmoyante. Sorte d'ascèse
théâtrale, "Louis, L'Enfant de la Nuit" est pratiquement anti-spectaculaire.Une
leçon de minimalisme qui arrive pourtant à toucher les enfants et à
les faire rire aux larmes"
Le Monde
"La comédienne utilise des moyens merveilleusement simples. Ses personnages
de papier font rarement plus de 20 centimètres. L'éclairage obtenu grâce
à une lampe de bureau et quelques bougies est tout à fait approprié.
Ainsi, lorsque ces bougies sont placés derrière les trous d'un masque en
papier, même les plus jeunes spectateurs peuvent ressentir ce que c'est que
de perdre la vue."
Die Welt
"Patricia O'Donovan raconte cette histoire (en allemand), sans sentimentalité
aucune, presque avec détachement. Mais dans la délicatesse et la tendresse
qu'elle insuffle aux créatures de papier il y a aussi un sens de l' imagination
et de l'humour qui réchauffe le coeur."
Theater Heute
"Elle est maintenant présentée par le Cie Ambulo/ Train Theatre de
Jérusalem, au festival de littérature pour enfants "Lirum-Larum"
de Fribourg. Les scènes, parfaitement servies par une musique qui n'est pas
envahissante (Rachel Yatskan) mais plutôt comme imbriquée dans ce qui se
passe sur scène, sont extraordinaires et particulièrement intenses justement
à cause de leur grande retenue. Quelques crayons se transforment en une classe
d'enfants bruyants et grâce à la couleur différente de l'un d'entre
eux, le public devient parfaitement conscient de la solitude de Louis, le petit aveugle."
Badische Zeitung,
En fait, le spectacle est conçu pour les enfants à partir de six ans mais
ici il a été présenté en soirée et a fasciné le public
jusqu'à la dernière seconde.
Neue Osnabrück Zeitung
"...Il se passe un petit miracle avec le troisième spectacle israëlien,
présenté par Ambulo Theatre/ Train Theatre de Jérusalem: de simples
marionnettes de papier découpé, quelques bougies, quelques lumières.
La comédienne donne l'impression d'un enfant dans son bac de sable et qui recrée
le monde. Des figures humaines, des animaux, des plantes apparaissent, projettent
des ombres, disparaissent mystérieusement tout en maintenant leur existence
de marionnettes de papier, si plates et si vulnérables....Subtilement,, elle
nous présente (pour l'occasion, en allemand) des épisodes de l'enfance
de Louis Braille. Elle nous touche par sa manière de manipuler ces délicates
figurines. Elle leur donne vie, souvent pour quelques moments seulement et par les
moyens les plus simples. Les spectateurs étaient subjugués."
Die Tageszeitung
"...Par conséquent on prend un plaisir tout particulier dans le charme,
la fantaisie et l'enthousiasme qui se révèle dans le spectacle de Patricia
O'Donovan, de Jérusalem. Usant de simples figurines de papier et des crayons,
elle nous raconte comment le jeune aveugle qu'était Louis Braille en vint à
inventer l'alphabet Braille à l'âge de quinze ans. "Louis L'Enfant
de la Nuit", le titre du spectacle, a été traduit en allemand par:"
Un Rayon de Lumière". C'est on ne peut plus vrai!!"
Der Berlin Tagespiegel
FICHE TECHNIQUE
IMPORTANT:
Saison 2010-2011
adresser un couriel à: minute (at) netvision.net.il
CACHETS SAISON 2010-2011
| une représentation |
1 700 euro |
| deux représentations |
3 200 euro |
| trois représentations |
4 500 euro |
| quatre représentations: |
5 600 euro |
| rep. supplémentaires: |
1 400 euro |
Prix H.T. 5,5% .
Tarifs valables dans un même lieu sans démontage
Deux représentations par jour sont possible, trois sous certaines conditions
exceptionnelles.
Transport
- Les frais de déplacement sont mutualisés entre les différentes
structures d'accueil.. Les tournées se font au départ de PARIS (0,55 ¤
/ km)
- Défraiement syndical pour deux personnes.
Dossier pédagogique
(un autre dossier pédagogique plus
complet, en format .PDF ou .DOC est également disponible par courriel, sur demande)
Sur Israël et le Proche-Orient: des dossiers dans les revues pour
la Jeunesse suivantes:
OKAPI No 627
PHOSPHORE No 203
MIKADO No 175
On les trouve dans les bibliothèques
Sur Louis Braille et le monde des aveugles
"Le noir etait pour les aveugles une couleur aussi inconnue que le
blanc ou le rose.
Aucun oeil ne voyait noir, tout comme aucune oreille de sourd ne pouvait transmettre
un silence, mais une absence de silence ou de stridence. Les aveugles ne voyaient
rien, tout simplement. Ils ne vivaient pas dans les ténèbres, car le nerf
qui aurait pu leur en donner la conscience était amorphe."
- Herve Guibert - Des aveugles - Gallimard
LES AVEUGLES
Il y a environ quatorze millions d'aveugles dans le monde, dont plus de sept
millions en Asie.
Au long des siècles, la situation des aveugles a varié selon l'attitude
de la société à leur égard. Parfois considéré comme
des devins, parfois abandonnés à eux mêmes, ils étaient le plus
souvent réduits à vivre de mendicité.
C'est à Saint Basile qu'on doit le premier hospice destiné aux aveugles.
Cet hospice fut fondé au IVe siècle, en Cappadoce, et servit de modèle
à celui que créa plus tard Lymneus, ermite de Syrie. Au Vlle siècle
d'autres asiles pour aveugles furent ouverts, à Jérusalem d'abord, puis
en France, par Saint Bertrand, archevêque du Mans. Au Xle siècle, Guillaume
le Conquérant ordonna la création de plusieurs hospices en Normandie. Plus
tard, Saint Louis {Louis IX) fonda à Paris une maison de retraite destinée
à trois cents aveugles, c’est à dire à quinze fois vingt {comme on
avait coutume de compter à cette époque ), d'où son nom d'hospice
des Quinze Vingts qui lui est d'ailleurs resté jusqu'à nos jours.
Actuellement, on y héberge les aveugles âgés et sans ressources.
Les institutions modernes
Il fallut attendre jusqu'au XVllle siècle pour qu'on envisagea la possibilité
de donner une véritable instruction aux aveugles, et pour que leur situation
ne fut plus celle d'éternels assistés. Grâce à Valentin Hauy,
fut ouverte à Paris, en 1784, la première école réservée
aux jeunes aveugles. Cet établissement existe toujours. En Angleterre, c'est
un peu plus tard, en 1791, à Liverpool, que fut créée, par Edouard
Rushton et James Christie, la première institution du même genre. D'autres
institutions s’ouvrirent, en Angleterre, en Ecosse, à la suite de la publication
de l'oeuvre de Valentin Hauy concernant l’éducation des aveugles. Cette éducation
était difficile, en raison du problème de la lecture. Hauy avait imaginé
des caractères en relief rendant perceptibles au toucher les lettres de
l'alphabet, ce qui nécessitait un apprentissage extrêmement long et ardu.
Ce n'est qu'au XIX siècle qu’un nouveau procédé allait être adopté:
en 1819, un petit garçon, Louis Braille, fut admis à l'lnstitution des
jeunes aveugles de Paris. Il imagina un alphabet également en relief mais basé
sur un système de points qui, selon leur disposition, représentent les
lettres, les chiffres, et même les notes de musique. Cette nouvelle écriture
s'est répandue dans le monde entier et porte le nom de son inventeur.
LOUIS BRAILLE
Louis Braille est né en 1809 à Couvray et meurt à Paris en 1852.
A l'lnstitution des jeunes aveugles, il se fit remarquer pour sa vive intelligence.
A quinze ans, il obtint un poste de répétiteur. Peu après, il est
nommé professeur de l'lnstitution et, pour ses qualités humaines et pédagogiques,
acquiert l'amitié du directeur, le docteur Piguier. En 1829, il public son "Procédé
pour écrire les paroles, la musique et le plain-chant au moyen de points, à
l'usage des aveugles et disposé pour eux". C'est l'exposé d'une méthode
mise au point dès 1826. En 1837, une deuxième édition parfait et simplifie
la méthode. Un an plus tard, Louis Braille édite en relief un "Petit
Memento d'arithmétique à l'usage des commerçants, contenant les nombres
entiers et les fonctions décimales, suivi de cent problèmes". Atteint
de phtisie (tuberculose pulmonaire] en raison des conditions insalubres qui règnent
dans l'lnstitution, il abandonne son poste en 1844, devient professeur de musique
et écrit plusieurs traités.
On compte désormais des machines à écrire Braille, la Perkins étant
la plus fréquemment utilisée, des productions de cartes et diagrammes,
des traitements de textes et de traduction automatique en caractère Braille.
Louis Braille repose au Pantheon.
BIBLIOGRAPHIE
- Louis Braille, l'enfant de la nuit Margaret Davidson,
Gallimard 1992
- Un merveilleux malheur Boris
Cyrulnik, éd. Odile Jacob poche
- Vainqueur de la nuit; la vie de Louis Braille
J. Christiaens, Hachette, 1990
- Un bisou sur les yeux Marie-Claude Bérot, Milan,
1996
- Emeline qui voit tout Pierre Coran, Casterman, 1995
- La métamorphose d'Hélène Keller Margaret
Davidson, Gallimard, 1999
- Helen Keller Béatrice Nicodème, Fleurus,
1996
FILMOGRAPHIE
La couleur du Paradis,**** de Majid Majidi, Iran, 2000,
88 min., VO, sous titré
Site officiel du film avec extraits: http://www.sonypictures.com/classics/colorofparadise/
Mohammad, écolier de huit ans à l'école des aveugles de Téhéran,
sent venir avec joie le vacances qui sont pour lui l'occasion de retrouver son père,
ses soeurs et sa grand-mère. Sur le chemin vers son village natal, perdu dans
la montagne, il redécouvre la nature et se familiarise avec une nouvelle existence.
Recommandé à partir de 10 ans
La Couleur du Paradis est un film rare, d'une force émotionnelle qui emporte
tout sur son passage.
L'Iran est décidément un pays au mille talents cinématographiques.
Avant le 31 janvier et la sortie très attendue de Le Cercle de Jafar Panahi,
Lion d'Or à Venise, le cinéma iranien nous offre un nouveau grand film.
En effet, une fois de plus, un metteur en scène iranien s'empare d'un sujet
simple - le sort d'un enfant aveugle dans une structure paysanne - pour tisser une
oeuvre forte, à la fois méditation sur la nature, drame familial, suspense
psychologique et meme film quasi-fantastique. Dans un Iran, méconnaissable,
un paysage de forets après le désert rocailleux du "Goût de
la Cerise", les champs de "Le Vent Nous Emportera" et les
montagnes enneigées d'"Un Temps Pour L'ivresse des chevaux",
Majif Majidi filme la découverte du monde d'un enfant aveugle, orphelin de sa
mère, non désiré par un père s'estimant maudit, avec un sens
de la mise en scène digne des plus grands réalisateurs. Certains plans
rappellent ainsi les films de Terrence Malick surtout, "Les Moissons du ciel".
Dès le premier quart d'heure, dans une école spécialisée de Téhéran,
le film évite l'écueil du misérabilisme pour confiner au sublime.
L'arrivée de Mohammad dans son village natal, est un triomphe. Toute sa famille
ou presque, ses soeurs, sa grand-mère, le vénèrent comme un demi-dieu.
Le petit Mohammad, Moshen Ramezani, incroyablement juste bien sûr, découvre
peu à peu les plantes, les animaux, l'envie d'apprendre. Son cheminent devient
le notre, et ,magie du cinéma, on sent presque au toucher la flore et les arbustes
que saisit tendrement Mohammad. Il s'ouvre aux autres pour apprendre la vie, tandis
que son père s'enferme peu à peu dans le mutisme, lui qui souhaite se remarier
malgré " ce fardeau ". En quelques plans, le père qui se rase,
un léger travelling sur la tête de l'enfant au bord de l'eau, Majid Majidi
distille une ambiance de thriller, assombrissant ce conte bucolique par l'apreté
du réalisme : le jeune aveugle est un enfant handicapé pour celui qui doit
se sacrifier.
La force de La Couleur du Paradis est de nous faire aimer le père comme
l'enfant. Si le comportement du père nous indigne comme lors du déchirant
abandon de Mohammad à un menuisier lui aussi aveugle, il reste humain, compréhensible.
Hossein Mahjub est un acteur extraordinaire. En un regard, il fait comprendre l'état
de lassitude, de folie, de tristesse de ce père qui se condamne lui-même.
Sa mère prononce cette phrase terrible comme une malédiction " J'ai
peur pour toi mon fils " et le film bascule dans le cauchemar de cet homme,
incapable d'accepter son destin.
Dans la troisième partie du film, il ne reste à l'image que le père,
l'enfant et la nature. Majid Majidi multiplie alors les prises de vues aériennes
pour souligner le regard de Dieu sur Hashem tenté par le Mal. Ce message religieux
n'est pas exposé à but de propagande, ce n'est pas l'Islam qui est évoqué,
mais bien la foi et le divin dans une attitude presque animiste qui rappelle un peu
les films japonais.
Le dernier plan, la main tendue du petit enfant sur l'épaule de son père
vaut donc bien toutes les absolutions de la terre et du ciel.
Un seul mot pour résumer : magnifique